La Camorra est présente dans tous les secteurs de l’économie régionale napolitaine. Ses clans gèrent des trafics divers, la prostitution et les extorsions de fonds.
Ils sont également présents dans les offres publiques de chantiers, les adjudications et les activités liées à la dépense publique. Le chef de la protection civile a ainsi reconnu qu’« en matière de gestion des déchets, la seule réalité gagnante est celle de la Camorra ».
Ces activités sont très nombreuses :
Extorsion : Les autorités estiment que la Camorra reçoit de l’argent de la part d'un grand nombre d'industries et entreprises de Naples et de ses environs sous forme d'un impôt appelé le pizzo. De plus, elle a investi dans des activités légales et contrôle totalement le commerce local des fleurs, de la viande.
Contrebande : contrebande d’objets volés, ou de contrefaçon.
Décharge illégale à Giugliano.Trafic de déchets : la Camorra détient le monopole du ramassage des ordures en Campanie, et contrôle de nombreuses décharges. Leur fermeture progressive ainsi que la présence de déchets illégalement enfouis dans les sols est en partie à l'origine de l'actuelle crise des déchets dans la région de Naples. La gestion des ordures est d'ailleurs gérée par état d'urgence depuis 1994.
Trafic de cigarettes : Le trafic de cigarettes, quasiment disparu depuis près de 20 ans, est réapparu après les hausses des prix du tabac en Europe.
Trafic de drogue : en provenance du Maghreb (cannabis), de la Turquie (héroïne, opium) et des pays d’Amérique du Sud (cocaïne), mais principalement la cocaïne.
Fraude aux subventions européennes : toutes les mafias du sud de l'Italie, la Camorra en particulier, essayent de détourner les subventions européennes.
Jeux clandestins : le jeu « La Morra » est une ancienne activité.
Production de béton en Campanie : après le tremblement de terre de 1980, la Camorra a détourné des millions (en provenance de l'UE essentiellement) grâce aux contrats de reconstruction.